Baptiste joue à THE CREW

Je suis le touriste de la route!

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Je n’aime pas les jeux de voiture, mais j’aime bien The Crew. Non, je ne suis pas bipolaire (mon psychiatre me le répète trois fois par jour). Mais The Crew m’a apporté ce que peu de titres du genre mettent en avant: la possibilité de rouler n’importe où aux États-Unis, sans but, pour la balade.

Car c’est bien sûr la grande particularité de The Crew, qu’Ubisoft offre gratuitement ce mois-ci dans le cadre de son 30e anniversaire: sous prétexte d’un scénario facile à zapper, le jeu vous largue tout simplement dans le territoire des États-Unis. Et roule ma poule.

Oh, bien sûr, la carte n’est pas à l’échelle 1:1. Mais tout de même, il faut bien compter plus d’une heure pour rallier la cote Est à la cote Ouest, sans trop de détours et en roulant sur autoroute. Le tout en excès de vitesse, comme ce genre de jeu y encourage.

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De New York à Los Angeles, en passant par Yellowstone, la Floride ou le Grand Canyon, les USA abritent suffisamment de destinations marquantes pour donner envie d’aller voir leur réplique en 3D. Il n’y a aucun temps de chargement, rien n’interdit de sortir de la route pour labourer n’importe quel champ à coup de pneus ou de gâcher la quiétude d’un parc national. Par défaut, le jeu pardonne très généreusement les écarts de conduite, on peut enchaîner les accrochages et continuer de rouler.

Pour moi qui revient à peine d’un road-trip dans l’ouest du Canada, c’est parfait. Je roule, je regarde, je prends des photos, et je repars ailleurs voir du pays.

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Rouler sans tuning

Si on m’avait demandé ce que j’attendais d’un jeu de voiture, j’aurais répondu « ça ». Les concours de qui a la plus grosse vitesse ne m’intéressent pas vraiment, je me moque complètement du tuning et n’ai aucun intérêt pour les voitures-rabaissées-wesh-wesh-regarde-mes-jantes. Donc, quand j’ai lancé The Crew, et dès que j’en ai eu l’occasion, j’ai lâché le scénario qui me demandait d’aller acheter un autre engin dont je n’avais rien à foutre. J’ai sélectionné quelques musiques planantes dans la radio du jeu, pris mes lunettes de soleil, jeté mes lunettes de soleil (c’est vraiment trop douchebag), et me suis lancé sur l’autoroute depuis Detroit, direction Seattle, en traversant le parc Yellowstone enneigé. Arrivé dans l’ouest? On longe la côte jusqu’à L.A. Pourquoi? Pour rien. Pour voir. Les vacances.

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Baisser les suspensions, ajouter des ailerons, changer de voiture? Bah je pourrais, mais je m’en fous, et je peux très bien profiter du jeu sans cela. The Crew nous fiche une paix royale si on en a envie. Bon, il y a bien un défi de vitesse ou une course locale qui nous fait du pied tous les 5 kilomètres, mais il suffit de les ignorer.

C’était beau comme un road-trip. Le jeu gère un cycle jour-nuit et la météo, ce qui ajoute de la variété au nombre déjà impressionnant de cartes postales qui défile sous nos yeux. Quand on joue comme moi, juste pour faire le touriste, tout ce qu’on a envie de faire, c’est de s’arrêter de temps en temps et prendre des photos. Et pour cela, le mode caméra est vraiment bien fichu, puisqu’il permet de tout paramétrer, y compris de reconfigurer la météo, le flou de l’image ou l’heure du jour.

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Je sais bien que The Crew n’est pas le seul jeu de voiture à proposer un monde ouvert de la sorte. Mais la plupart de ses concurrents ont tellement mis de l’avant leur côté tuning, course et beaufitude, que ça m’a toujours refroidi. Je suis certain que The Crew n’échappe pas à ces clichés en grattant un peu. Mais pour une fois qu’un jeu s’est d’abord vendu comme un prétexte à balades, j’achète (surtout quand c’est gratuit). J’irai sans doute tester les courses du scénario un peu plus tard, histoire de voir. Mais je sens que cette histoire de pseudos rebelles de la route va vite me gaver. Pas grave. Je ne tiens pas à me prendre pour l’aigle de la route. Juste le touriste.

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Baptiste joue à THE CURIOUS EXPEDITION

« Sa place est dans un musée! »

Ha ben c’est pas trop tôt! Depuis le temps que je dis que l’exploration pure devrait être récompensée, notamment dans les RPG où il n’y en a trop souvent que pour les combats… À croire que personne ne m’écoute. On va dire que les Allemands de Maschinen-Mensch ont entendu mon appel, bien que je ne parle pas un traître mot de la langue de Gueutte (je ne suis même pas capable d’écrire correctement le nom de cet écrivain, c’est dire).

Bref, le concept de The Curious Expedition, resté en Early Access pendant 15 mois et enfin sorti en version complète sur PC il y a une semaine, m’intéresse énormément. Ce rogue-like nous met dans la peau d’un grand explorateur ou savant du 19e siècle, comme Charles Darwin ou Marie Curie (on peut même débloquer H.P. Lovecraft, si on est d’humeur à découvrir des horreurs dans des lieux interdits à l’Homme). Le but est d’enchaîner une série de 6 expéditions aux quatre coins du monde, dans des territoires vus du dessus créés en génération procédurale. Pour quoi faire? Ramener des objets sacrés, des cartes, des fossiles, des tas de choses qui se revendront cher d’intérêt scientifique. Et surtout trouver, à chaque fois, sous quel tas de pixels se cache la Cité d’or locale, qui fait office de grand trésor et but à atteindre. Le tout en restant en vie, et en tâchant de faire mieux que les autres explorateurs, qui s’avèrent non pas les collègues solidaires d’une profession noble et menacée, mais de vils concurrents qui siphonneront votre financement si vous leur laissez du terrain.

Comme je le disais, le sel du jeu, fort sympathique avec son style graphique tout en pixels et ses sons à l’ancienne, c’est de mettre l’exploration au coeur du gameplay. Il va falloir investir dans des machettes si l’on veut traverser plus vite les jungles, dans des torches pour éclairer son chemin dans les grottes, dans des cordes pour descendre de dangereux précipices… Sans parler de quelques armes qui seront bien utiles en cas de mauvaises rencontres contre la faune locale. Il y a des éléphants, des panthères, pas mal d’autres bestioles et même des autochtones qui, figurez-vous, pourraient être contrariés par votre envie de piller tout ce que vous trouvez en route.

Un X marque l’emplacement

Première chose géniale, à mes yeux: explorer la carte, découvrir des terres inconnues, rapporte de l’expérience et fait monter de niveau votre avatar et ses compagnons. Fantastique, enfin l’exploration récompensée! Et dire que j’ai fais 1000 détours sur les cartes de Baldur`s Gate en ne trouvant pour seule récompense qu’une poignée de Xvarts tristes à dégommer. Déprimant (surtout pour les Xvarts).

On croise régulièrement des lieux singuliers qu’il est possible de fouiner plus avant. Ici on tombe sur une fontaine qui permet de se reposer, là un temple qui pourrait abriter quelques reliques. Il est possible d’échanger avec les habitants du pays dans leur village. La réaction de ces derniers n’est pas forcément hostile, mais peut le devenir si l’on se comporte trop comme un colon pilleur de tombes. On peut donc commercer avec eux, voire même s’en repartir avec un ou une jeune du clan ayant le goût de l’aventure.

Il faut dire que l’aventure ne manque pas, et l’expédition sera loin d’être une partie de plaisir. Les combats contre les ennemis, qui se règlent au tour par tour par un système de jets de dés très malin, sont assz plaisants. Des objets trouvés en route peuvent avoir des pouvoirs extraordinaires, mais aussi des effets secondaires désastreux. Il va falloir faire vite, car la course contre la concurrence se joue aussi contre la montre. Et il va falloir prendre soin de son petit groupe d’explorateurs, qui peuvent perdre la boule à force de dormir à la belle étoile au milieu des araignées ou en traversant des cavernes flippantes. Vous ne voudriez tout de même pas que l’un d’eux quitte le groupe en pleine nuit ou devienne cannibale, si?

D’autant que, vos poches n’étant pas extensibles, vous aurez besoin de celles des autres pour y fourrer toutes les babioles dénichées en chemin. Perdez vos compagnons, et la place dans votre inventaire se réduira comme peau de chagrin. Il est possible de faire la route avec une mule, mais inutile de dire que face à une panthère enragée, elle manie moins bien le fusil qu’un chasseur. Et si vous mourrez, c’est la fin de l’aventure, pas de deuxième chance dans un rogue-like, il faut tout recommencer.

Tiens! Un temple maudit

Il faudra donc bien peser ses choix, car à tout moment, l’exploration d’un lieu singulier peut mal tourner: un temple maudit peut s’effondrer si vous osez vous emparer d’une pierre sacrée, des inondations peuvent bloquer votre progression, ou un volcan peut entrer en éruption. Il y a pas mal de surprises à découvrir, je ne m’amuserai donc pas à vous dire tout ce qui vous attend. Mais en gros, on baigne avec bonheur dans les clichés de la littérature des explorateurs de jungles et d’îles perdues. D’Indiana Jones à Jurassic Park, les influences font plaisir à voir.

Voilà donc un bon petit titre très plaisant. On peut y jouer des parties rapides, car une expédition peut se boucler en un quart d’heure. L’ambiance est très bonne, et on espère sincèrement que les développeurs n’hésiteront pas à enrichir leur bébé de nouveaux lieux à explorer dans les mois à venir. Il y en a déjà pas mal pour enchaîner plusieurs parties sans se lasser, et franchement, à 15$, ça vaut déjà largement le coup. Mais évidemment, dans un jeu d’exploration, plus il y a d’endroits à explorer, plus la rejouabilité est bonne.

Baptiste joue à BETRAYER

Au temps maudit des colonies

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J’ai du mal à me faire un avis sur Betrayer. D’un côté, le jeu de Blackpowder Games, une équipe formée des anciens développeurs à l’origine de F.E.A.R., a de quoi séduire. Son gameplay FPS survival, où les munitions sont comptées et ou le moindre affrontement peut être fatal, donne du fil à retordre. Son ambiance ésotérique originale est campée dans une colonie américaine au début du XVIIe siècle, une période de chocs culturels peu exploitée dans les jeux vidéo. Et son parti pris visuel est assez osé, avec son noir et blanc qui compense largement l’âge de l’Unreal Engine 3 (même s’il est possible d’y mettre de la couleur).

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Un crédit d’impôt pour le jeu vidéo britannique

La Reine n’y est pour rien, par contre

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La guerre des crédits d’impôt continue au royaume du jeu vidéo. Alors qu’on n’y croyait plus, c’est au tour du Royaume Uni de s’armer: la Commission Européenne y a validé cette semaine un dispositif équivalent au Crédit d’Impôt Jeu Vidéo français. La « Tax Relief System for Video Game Producers » permettra aux studios de développement d’obtenir en retours d’impôts jusqu’à 25% des coûts de développement.

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Les jeux vidéo rendent agressifs, m’dame!

Une étude le « suggère »

Ça faisait longtemps. Une nouvelle étude pointe le bout de son nez, et à nouveau, les jeux vidéo ne tiennent pas le beau rôle. Figurez-vous que les enfants et adolescents jouant régulièrement aux jeux vidéos ont plus de pensées et de comportements agressifs, selon une étude menée à Singapour avec plus de 3000 participants publiée ce 24 mars aux États-Unis, an de grâce 2014. On lit à peu près le même communiqué de presse dans tous les sites d’info que j’ai visité. À chaque fois, la « légère » nuance qui change tout est planquée en fin de texte.

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Free to play, un docu sur les jeux vidéo produit par Valve

Mélange des genres

Voilà que Valve se met à produire un documentaire sur le jeu vidéo. Sur l’e-Sport plus exactement. Free to play, qui sera diffusé gratuitement sur Steam le mercredi 19 mars prochain, suit le parcours de trois joueurs professionnels, Danil Ishutin (Ukraine), Clinton Loomis (USA) et Benedict Lim (Singapour). Leur quotidien les emmène vers le tournoi The International, qui promet un million de dollars au vainqueur. À quoi peut-on s’attendre d’un documentaire sur le jeu vidéo produit par le principal vendeur de jeux vidéo sur PC? Une partie de la réponse tient dans cette info balancée l’air de rien par Valve sur le site web du docu: « Un pack Free to Play sera disponible à l’achat sur Steam dans le magasin Dota 2, et 25% des ventes seront reversées aux joueurs ainsi qu’aux contributeurs. L’édition Collector inclura des items Dota 2 dans le jeu ».

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Jouer avec un enfant autiste (2)

Kinect comme outil thérapeutique ?

Apprendre par le jeu, c’est l’un des mantras de l’éducation. C’est évident dit comme cela, mais la mise peut être particulièrement difficile quand on a affaire à des cas d’autisme, qui concernent environ un enfant sur 100 en occident, et même 1 garçon sur 54. En Virginie, l’école élémentaire Steuart W. Weller d’Ashburn, à quelque 50 km au nord-ouest de Washington, est l’une des écoles ou centres spécialisés des États-Unis qui teste le Kinect de la Xbox 360. Lire la suite