Baptiste joue à… SKYRIM

C’est meilleur la deuxième fois

Skyrim logo

Il y a un gros mois de ça, j’ai eu envie de relancer une partie du cinquième volet des Elder Scrolls, Skyrim. Fin de l’automne, le froid qui pointe le bout de son nez, vous connaissez ça, c’est le genre de période où on ne refuse pas l’appel d’une bonne aventure épique dans de vastes territoires.

Sauf que j’avais déjà terminé une première fois le jeu, quelques mois après sa sortie. Alors je n’avais pas simplement envie de revivre ce que j’avais déjà traversé durant 70 heures de jeu il y a deux ans. Hé bien, je peux dire que Skyrim m’a proposé l’une des meilleures «deuxième partie» qu’il m’ait été donné de jouer. Il y a deux raisons essentielles à cela: les trilliards de mods qui se chargent d’offrir une deuxième jeunesse au titre, et la richesse du jeu en lui-même, qui propose largement au joueur de quoi réaliser deux parties complètement différentes. 

Effet de mods

Tout d’abord, et c’est dans ces moments-là que je vénère le PC, la communauté Skyrim propose une ribambelle de mods capables de transformer le jeu de fond en comble. Après avoir apprécié le jeu en vanilla dès sa sortie, j’ai pris une deuxième claque. Sur le plan esthétique, c’est un régal pour les yeux et les oreilles. Je ne me lancerai pas dans un long exposé: en gros, j’ai utilisé les mods proposés par  Kelexel, un forumeur de Canard PC.

Skyrim2  Blancherive belle de nuit

Ces mods ont l’avantage primordial d’être 100% compatibles entre eux. Croyez-moi, vos balades en Bordeciel ne serons plus les mêmes. Végétation améliorée, textures HD, distance d’affichage augmentée, objets et tenues revampés, effets de lumières tip top, ambiances sonores enrichies… Les heures de téléchargement nécessaires avant d’installer tous ces mods (et les modifications nécessaires sur les fichiers .ini) valent la chandelle. Je n’avais pas le souvenir, dans ma première partie, d’avoir été autant fasciné par l’atmosphère de Blancherive la nuit par exemple. En revanche, je me souviens avoir tiqué devant ces arbres qui «popaient» au loin, ou cette maigre flore de plus en plus touffue à mon arrivée.  Je dois être un peu con à jouer comme un hypermétrope, mais c’est souvent à ça que je mesure la qualité visuelle d’un jeu: je regarde comment c’est fichu au loin. Le clipping, ou un décor de fond tout laid qui s’affine par l’opération du Saint-Esprit quand on approche, il n’y a rien de mieux chez moi pour casser l’ambiance. Mais là, il est possible de tout corriger, pour peu qu’on ait un PC musclé. J’ai pu améliorer beaucoup de choses: tous les mods proposés au dessus dans le post de Kelexel fonctionnent sans le moindre pépin chez moi, avec un PC correct mais pas élitiste non plus: processeur 4 coeurs i5 2500K à 3.3 Ghz,  8 gigas de RAM, carte graphique GeForce 650 Ti. C’est beau, et surtout, cela maintient la suspension d’incrédulité.

Et encore, je ne me suis même pas lancé dans l’installation des ENB, qui touchent directement au moteur du jeu. Les résultats sont visuellement fantastiques, mais d’expérience, ces intenses bidouillages ont tendance à rendre le jeu trop instable à mon goût. Peut-être dans deux ans, si je me laisse tenter par une troisième partie et que j’ai besoin d’un nouveau lifting visuel pour rester à jour?

Harcoooore

Il existe aussi des tas de mods qui permettent de modifier l’expérience du jeu en lui-même. Il y a ceux qui modifient le niveau des ennemis. Par défaut, ils ont tendance à suivre votre propre progression, ce qui n’a pas de sens d’un point de vue «crédibilité de l’univers» (ça en a quand on veut accompagner le joueur par la main, mais ici on joue hardcoooore).

Il y a aussi des mods très intéressants qui orientent davantage le jeu vers la survie. Ils obligent l’aventurier à gérer la faim, la soif, le sommeil, parfois réduisent le poids que l’on peut transporter. Dans ces conditions, les longs voyages, au cœur du gameplay de Skyrim, se préparent, nécessitent de trouver régulièrement des coins ou dormir, et obligent à faire des choix en route (non, on ne pourra plus transporter 6 épées, 3 armures lourdes et 12 os de dragon). Le jeu devient plus excitant, plus difficile aussi (hardcooooore bis).

Skyrim3Et merde, j’ai oublié ma couverture +1 dans ma chambre

Là encore, je ne vais pas jouer les experts et rendre à César ce qui appartient à César: je me suis largement inspiré des conseils fournis par la communauté de Canard PC pour déterminer quoi installer et comment (Ariath dresse une liste de mods assez complète en cliquant ici). Toutes ces petits améliorations se trouvent sur le site http://skyrim.nexusmods.com.

L’aventure trouve toujours un chemin

Mais la raison essentielle, c’est le foisonnement du jeu en lui-même. Skyrim regorge de quêtes, de guildes, de partis à prendre, de lieux qu’il n’est pas indispensable de visiter pour contempler le générique de fin. Et comme je ne suis pas du genre à tout fouiller méthodiquement si je n’ai pas une raison particulière de le faire, ma première partie m’avait conduit au combat final avec énormément de contenu inexploré. J’étais même volontairement resté à l’écart du conflit entre les Nordiques et l’Empire. Oh, je m’étais un peu investi histoire de voir, mais entre les relents racistes d’un bord et les dérives autoritaristes de l’autre, j’avais préféré tailler ma route dans mon coin. Côté guilde, j’avais rejoint les Assassins, m’étais retrouvé chez les Compagnons sans vraiment le vouloir, et avait été rendre visite aux Mages, sans faire le pas toutefois. Autant dire qu’il me restait énormément à voir.

C’est vraiment ça qui m’a le plus frappé dans ma deuxième partie. J’ai voulu faire des choix un peu plus radicaux histoire de voir vraiment ce que le jeu avait à proposer quand on laissait tomber la quête principale du Dragonborn et qu’on creusait un peu les à-côté. Je me suis rendu à Faillaise pour m’engager dans la Guilde des Voleurs, et j’ai finalement enrôlé la cause des Nordiques indépendantistes. De manière générale, j’ai essayé de prendre des chemins différents de ma première partie.

Skyrim1Je veux aller là-haut. Et le pire, c’est que je peux. Et que des personnages n’attendent que ça pour me refiler le travail qu’ils ont la flemme d’accomplir eux-mêmes.

Skyrim ne m’a franchement pas déçu. Après une trentaine d’heures de jeu, j’estime que 80% du contenu de mon aventure est nouveau, que ce soit les quêtes ou les territoires traversés. Par moment, j’avais même l’impression de jouer à un spin-off, une impression renforcée par les mods graphiques. Parfois, je me suis simplement intéressé à ce que je croyais être un détail ou une quête anecdotique dans ma première partie, et je me suis retrouvé à traverser le pays et à découvrir des endroits inédits. Rien qu’à Blancherive, ça a été le cas en m’occupant de l’arbre sacré, ou en enquêtant sur cette Rougegarde pourchassée par des mercenaires.

Des arcs scénaristiques (même si le mot est un peu fort), il y en a des tas dans toutes les villes. En tant que voleur, je me suis davantage attardé à Faillaise, me suis retrouvé à brûler des plantations alentours, ou encore à m’infiltrer dans un manoir non loin de la ville pour rapporter des documents compromettants. Je viens bientôt devoir me rendre à Solitude, une cité que j’avais beaucoup appréciée la première fois. Je serais sans doute moins surpris, mais je ne doute pas de la capacité du jeu à me proposer de nouvelles choses, pour peu que je les cherche.

Alors le gros bémol, c’est certain, c’est que ces quêtes sont toujours un peu les mêmes. Va chercher-ci, ramène-moi ça discrètement, tue untel, rapporte ça au monsieur. Dans les grottes ou les donjons, aucune chance de faire dans du social, tout le monde est belliqueux ou presque. C’est un peu limité. Mais la majesté de Bordeciel, l’ambiance qui se dégage de ces lieux et le sentiment d’être malmené dans quelque chose de démesuré compense beaucoup. On taille la route.

Si seulement Bethesda, très fort pour créer des univers, mais moins pour les articuler, était capable d’acquérir les talents de narrateurs de Black Isle ou Bioware… Tiens, voilà ce que je considérerais comme une évolution digne de ce nom chez les jeux dits «next gen».

Skyrim4Mon jeu next-gen? Skyrim mais avec la possibilité de devenir maire de Markarth, gérer la politique, formenter des alliances, des complots… Ouais, c’est Skyrim et Crusader Kings réunis en fait.

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