Ma visite au musée de la civilisation de Québec

Remarquable Histoire de Jeu Vidéo

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De passage dans la ville de Québec pour les derniers jours de l’année 2013, il fallait bien que j’aille visiter l’exposition Une histoire de jeux vidéo, au Musée de la civilisation. Cette expo, pensée au départ par l’association française de retro gaming MO5.COM, a ensuite été adaptée par le Musée de la civilisation. Et force est d’admettre que le résultat vaut le détour. Pour une fois, je vais tâcher de pas trop écrire, et de surtout laisser place aux photos que j’ai prises sur place.

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L’expo fait traverser au visiteur 7 grandes salles correspondant à 7 grandes périodes historiques du jeu vidéo. D’abord, une zone d’introduction évoque les prémices, 1950-1971. Se succèdent ensuite les périodes correspondant à autant d’innovations techniques, esthétiques ou de «révolutions graphiques»: 1972-1977, Pong et ses dérivés; 1977-1983, les premiers jeux en couleur; 1983-1989, l’ère du dessin; 1989-1994, l’art du pixel; 1994-1999, l’arrivée de la 3D; 2000 2005, l’image s’affine; et enfin 2006-2013 : jeux « HD » et rétros. À chaque fois, un panneau informatif résume les grandes tendances de la période: Nintendo et son Seal of quality qui sauve le marché américain après la crise de 1983, l’entrée sur scène de Sony, l’évolution parallèle des jeux PC, l’arrivée des accessoires…

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Pas une simple salle de jeux

On est bien sûr rapidement charmé par l’interactivité de l’expo, qui propose plus de 80 jeux directement jouables sur leur système d’origine. À nous la nostalgie de rejouer à Pitfall sur Atari, au premier Super Mario de la NES, Double Dragon, Turrican, Metal Slug, Street of Rage, Warcraft, et même des bornes d’arcade comme Outrun ou Sega Rally.

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Les jeux récents ne sont pas en reste, de GTA aux derniers épisodes de Mario. Ubisoft a mis en place des bornes jouables de Rayman et Assassin’s Creed IV Black Flag en fin de visite.

Ce qui est remarquable, c’est aussi que ces jeux ne sont pas balancés en pâture tels quels. On trouve toujours un panneau à côté qui rappelle l’évolution du genre, les autres jeux du même style, ainsi que les références cinématographiques et littéraires associées. On trouve ainsi un écran diffusant le film Scarface à côté de la borne permettant de jouer à GTA 3. Plusieurs œuvres de Lovecraft trônent autour d’Alone in the Dark.

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Les acteurs locaux du jeu vidéo ont également été mis à contribution. Un espace est réservé, au cœur de la salle d’exposition, pour la diffusion d’entrevues avec les principaux acteurs du domaine du jeu vidéo à Québec : Beenox, Sarbakan, Frima et bien sûr Ubisoft. Un quizz est également accessible permettant de déboulonner quelques mythes sur le jeu vidéo (jouer à des jeux violents rend effectivement le cerveau moins sensible à la violence, les jeux d’entraînement du cerveau ne servent à rien, alors que les FPS permettent de développer de 15 à 20% nos capacités cognitives…).

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L’expo jouissait d’une bonne réputation, mais cela ne m’a pas empêché d’être positivement surpris par sa qualité, tant ludique qu’informative. Je m’attendais à trouver une demi-douzaine de jeux jouables, mais pas 88! Et surtout, l’expo ne se contente pas de cela. C’est clair, le musée n’a pris de haut ni les joueurs ni le jeu vidéo en lui-même. J’ai aussi constaté qu’elle attirait un public pour le moins hétéroclite. Loin de se limiter aux gamers acharnés, on trouvait parmi les visiteurs énormément de familles. C’était assez amusant de voir grands-parents, parents et enfants tournés autour du même écran. On se serait cru dans une pub Wii.

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Pour faire court, si vous êtes de passage à Québec avant le printemps, il faut aller voir Une histoire du jeu vidéo, parce que:

1. L’expo est à la fois amusante et intelligente.

2. C’est pas cher (15$ par adulte, moins pour les étudiants, enfants et aînés).

3. C’est loin d’être la seule expo intéressante du musée de la civilisation.

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Le vénérable ancêtre.

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 Buster Keaton vs Super Mario: étonnant document.

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World of Warcraft, les RPG, les jeux de plateau, sous influence du  Seigneur des Anneaux.

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Indiana Jones: Fate of Atlantis! Un des meilleurs point’ n’ clic de l’histoire, avec Monkey Island (dans la vitrine)

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Les jeux modernes avaient aussi leur place (ici les bornes Ubisoft, avec Rayman et AC4 Black Flag).

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