Baptiste joue à THE CURIOUS EXPEDITION

« Sa place est dans un musée! »

Ha ben c’est pas trop tôt! Depuis le temps que je dis que l’exploration pure devrait être récompensée, notamment dans les RPG où il n’y en a trop souvent que pour les combats… À croire que personne ne m’écoute. On va dire que les Allemands de Maschinen-Mensch ont entendu mon appel, bien que je ne parle pas un traître mot de la langue de Gueutte (je ne suis même pas capable d’écrire correctement le nom de cet écrivain, c’est dire).

Bref, le concept de The Curious Expedition, resté en Early Access pendant 15 mois et enfin sorti en version complète sur PC il y a une semaine, m’intéresse énormément. Ce rogue-like nous met dans la peau d’un grand explorateur ou savant du 19e siècle, comme Charles Darwin ou Marie Curie (on peut même débloquer H.P. Lovecraft, si on est d’humeur à découvrir des horreurs dans des lieux interdits à l’Homme). Le but est d’enchaîner une série de 6 expéditions aux quatre coins du monde, dans des territoires vus du dessus créés en génération procédurale. Pour quoi faire? Ramener des objets sacrés, des cartes, des fossiles, des tas de choses qui se revendront cher d’intérêt scientifique. Et surtout trouver, à chaque fois, sous quel tas de pixels se cache la Cité d’or locale, qui fait office de grand trésor et but à atteindre. Le tout en restant en vie, et en tâchant de faire mieux que les autres explorateurs, qui s’avèrent non pas les collègues solidaires d’une profession noble et menacée, mais de vils concurrents qui siphonneront votre financement si vous leur laissez du terrain.

Comme je le disais, le sel du jeu, fort sympathique avec son style graphique tout en pixels et ses sons à l’ancienne, c’est de mettre l’exploration au coeur du gameplay. Il va falloir investir dans des machettes si l’on veut traverser plus vite les jungles, dans des torches pour éclairer son chemin dans les grottes, dans des cordes pour descendre de dangereux précipices… Sans parler de quelques armes qui seront bien utiles en cas de mauvaises rencontres contre la faune locale. Il y a des éléphants, des panthères, pas mal d’autres bestioles et même des autochtones qui, figurez-vous, pourraient être contrariés par votre envie de piller tout ce que vous trouvez en route.

Un X marque l’emplacement

Première chose géniale, à mes yeux: explorer la carte, découvrir des terres inconnues, rapporte de l’expérience et fait monter de niveau votre avatar et ses compagnons. Fantastique, enfin l’exploration récompensée! Et dire que j’ai fais 1000 détours sur les cartes de Baldur`s Gate en ne trouvant pour seule récompense qu’une poignée de Xvarts tristes à dégommer. Déprimant (surtout pour les Xvarts).

On croise régulièrement des lieux singuliers qu’il est possible de fouiner plus avant. Ici on tombe sur une fontaine qui permet de se reposer, là un temple qui pourrait abriter quelques reliques. Il est possible d’échanger avec les habitants du pays dans leur village. La réaction de ces derniers n’est pas forcément hostile, mais peut le devenir si l’on se comporte trop comme un colon pilleur de tombes. On peut donc commercer avec eux, voire même s’en repartir avec un ou une jeune du clan ayant le goût de l’aventure.

Il faut dire que l’aventure ne manque pas, et l’expédition sera loin d’être une partie de plaisir. Les combats contre les ennemis, qui se règlent au tour par tour par un système de jets de dés très malin, sont assz plaisants. Des objets trouvés en route peuvent avoir des pouvoirs extraordinaires, mais aussi des effets secondaires désastreux. Il va falloir faire vite, car la course contre la concurrence se joue aussi contre la montre. Et il va falloir prendre soin de son petit groupe d’explorateurs, qui peuvent perdre la boule à force de dormir à la belle étoile au milieu des araignées ou en traversant des cavernes flippantes. Vous ne voudriez tout de même pas que l’un d’eux quitte le groupe en pleine nuit ou devienne cannibale, si?

D’autant que, vos poches n’étant pas extensibles, vous aurez besoin de celles des autres pour y fourrer toutes les babioles dénichées en chemin. Perdez vos compagnons, et la place dans votre inventaire se réduira comme peau de chagrin. Il est possible de faire la route avec une mule, mais inutile de dire que face à une panthère enragée, elle manie moins bien le fusil qu’un chasseur. Et si vous mourrez, c’est la fin de l’aventure, pas de deuxième chance dans un rogue-like, il faut tout recommencer.

Tiens! Un temple maudit

Il faudra donc bien peser ses choix, car à tout moment, l’exploration d’un lieu singulier peut mal tourner: un temple maudit peut s’effondrer si vous osez vous emparer d’une pierre sacrée, des inondations peuvent bloquer votre progression, ou un volcan peut entrer en éruption. Il y a pas mal de surprises à découvrir, je ne m’amuserai donc pas à vous dire tout ce qui vous attend. Mais en gros, on baigne avec bonheur dans les clichés de la littérature des explorateurs de jungles et d’îles perdues. D’Indiana Jones à Jurassic Park, les influences font plaisir à voir.

Voilà donc un bon petit titre très plaisant. On peut y jouer des parties rapides, car une expédition peut se boucler en un quart d’heure. L’ambiance est très bonne, et on espère sincèrement que les développeurs n’hésiteront pas à enrichir leur bébé de nouveaux lieux à explorer dans les mois à venir. Il y en a déjà pas mal pour enchaîner plusieurs parties sans se lasser, et franchement, à 15$, ça vaut déjà largement le coup. Mais évidemment, dans un jeu d’exploration, plus il y a d’endroits à explorer, plus la rejouabilité est bonne.

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